29 mai 2010

Round 2 : "Je suis complètement jetlag"

Phrase snob s'il en est, le "jetlagisme" ne touche finalement pas que les stars de ciné et autres vedettes internationales. Je suis donc fière de pouvoir dire aujourd'hui que je suis totalement jetlag (de la mort). Mais attention hein? Quand je parle de décalage ici, je ne décrit pas 2 petites heures qui font dire "oh tiens c'est marrant il est 10 heures et j'ai déja un petit creux huhuhu". Nan.
Je parle d'avoir la tête et le sommeil totalement à l'envers, je parle de réveil vers 2h du mat' prête gravir des montagnes, de coups de barre au beau milieu de la visite chez la cousine qui se demande pourquoi vous vous foutez vous même une claque...
C'est bien simple, dans les premiers jours, cela peut-être si violent qu'il n'est pas rare vers 15 heures d'avoir une envie irrépressible de ramper jusqu'au premier arbuste venu et de vouloir y finir sa vie comme un vieux loup.
Bref, la fraîcheur personnifiée...

D'un autre côté, il y a un avantage (parce que finalement je ne suis pas une vieille louve). Mis à part les yeux au milieu du visage, le décalage apporte avec lui une atmosphère de songe pas si désagréable. Une légère drogue qui dirait "larguez tout, ici plus de repère. Le passé ou le prochain retour n'existent plus, le temps s'étire, se retourne. Et le présent compte avant tout. Sous le soleil exactement, de l'autre côté.

26 mai 2010

Ma vie en tongs, round 1

Voilà! Après un périple quelque peu "longuet" (33 heures...et les valises qui vont avec (pas celles qui comptent mes fringues)), une escale à Hong Kong, de multiples films et plateaux repas élastiques, un homme qui noie sa peur de l'avion dans la bière et un passage assez pathétique pour moi (à savoir 33 heures sans dormir ça attaque un peu le niveau de réactivité adéquat... j'ai donc fondu en larmes en perdant mon Elle)... Me voilà enfin les pieds sur cette terre lointaine.
Terre à l'opposé, terre d'épices, de sourires. Surtout Terre de l'homme finalement. Parce que c'est là que la situation trouve son origine : certains rendent visite à leur belle-famille dans le Lot (et le Lot c'est top, hein, y a pas de raison), mais d'autres doivent braver des lagons et des températures affolantes pour aller embrasser belle-maman. La vie est parfois ainsi. Chienne. (eh oh du calme j'ai ma part aussi dans d'autres domaines).
Mais en bonne fille sympa, je vais tenter de capter la chance où elle se trouve et de transmettre un peu de cette "aventure humaine" (Frédéric Lopez sort de ce corps... quoique... à la réflexion...), avec certes un petit décalage (j'ai résisté a la tentation d'emmener mon ordi en vacances, le sable c'est dangereux)... Allez, vacances, j'oublie tout!!

13 mai 2010

I had a dream... of an apple

Nostalgie, je crie ton nom. Parfois. Et elle prend ces jours-ci l'image d'une grosse pomme à peine croquée dont la saveur acidulée pétille encore. Pas encore assez, mais suffisamment pour me donner envie de me ruiner en billets d'avions et de pourrir mon empreinte écologique. (Avant que Greenpeace ne vienne me raser la tête, je précise que j'ai l'envie seulement, je suis financièrement assez restreinte pour être écologiquement correcte).

Bref. Il y a un an tout juste, je foulais pour la première fois de ma vie les rues de Manhattan de mes petites converses beige (très mauvaise idée les converses par ailleurs, beige ou autre, quand vous marchez 8 heures par jours, TRES mauvaise!) et touchais ainsi à l'un de mes rêves de gamine. Rêves qui comportent plusieurs horizons....

New-York. Ses rues animées, qui évoquent chacune une scène de film, de série. L'impression d'évoluer dans un Woody Allen,. Les hot-dog dans Central Park, les épaisses fumées blanches qui s'échappent des rues, le jaune des taxi qui souligne votre journée... la pluie.... (j'ai passé 5 jours avec un parapluie vissé à mon poignet, ce qui a sans doute ajouté au charme brumeux de mon séjour)

Et pour ma part, un des plus beaux endroits du monde, le Brooklin Bridge. En fait voilà, si je devais être un pont, je serai celui-ci (la question s'imposait d'elle-même). Avec ses fines lumières blanches qui dessinent sa ligne au crépuscule, toute sa longueur qui relie deux facettes de cette ville folle... je vivrais sur ce pont que je serais une heureuse fille!

Donc voilà, jeudi matin, un billet sans aucune utilité, juste une pensée parce que mon coéquipier de voyage y retourne dans quelques jours, et qu'une partie de moi y sera sans doute à ses trousses. Avec une soif insatiable de découverte... par procuration.


New York city, what a beautiful disease chantait Norah Jones ( peu connue celle ci).
Vivement une rechute.

02 mai 2010

Rencontre d'un autre type

Ah Paris, Paris... toi qui seras toujours Paris (ça marche aussi avec Moulins ou Caen ceci-dit) je dois dire que je t'aime beaucoup. Il n'en est pas de même avec ton métro. Certes il est pratique, certes quand il n'est pas, là il manque cruellement... mais bon, entrer dans le métro, c'est comme partir, c'est mourir un peu.
Déja, parce que, je ne vois pas comment le dire de façon plus élégante, mais ça fouette sa mère,  (bah si, soyons honnêtes). Mais surtout parce que chaque moment, plus ou moins long passé à proximité de son voisin de fortune ("intimité" est un doux euphémisme), prend souvent des allures de concours de gueules aigries, de "ho ça va tu te pousses" et de "nous vous signalons la présence de pickpocket dans votre voiture" (vécu, hier). Tout n poème.

Et bien voilà qu'une bloggueuse se met à saupoudrer tout ça de poésie justement. Et d'extraire chaque jour, un moment comme pris au hasard. Une rencontre avec voisin de strapontin qui finalement sourit et se prête au jeu. Ainsi chaque jour "l"inconnu du métro" (c'est le titre somme toute, bien trouvé, de ce blog...) se dessine sous les traits tant d'une mère de famille originaire des Comores que d'un lycéen du 16ème.
Le résultat est cosmopolite, la lecture rapide. Et finalement je suis un peu jalouse.

Mon passe-temps favori étant de m'assoir a une table de café et d'observer la faune alentour (n'y voyez aucune moquerie, j'aime observer les différences, les démarches, j'invente des histoires aux gens.... je dirais même que je ne m'en lasse pas).
j'avais eu envie de prendre un jour en photos ces sacrées "geules" qu'on peut voir de façon éphémère dans le métro. De me composer un patchwork de couleurs et de différences. Mais n'ayant qu'un appareil photo encombrant (pas d'Iphone, on en a deja discuté, merci) et une crainte donc d'effrayer ma cible... j'ai assez vite laissé tomber. Je m'en mords un peu les métacarpes. Sachez-le.

Bref à voir aujourd'hui ces clichés j'ai envie de dire à cette inconnue de blog des inconnus un grand "dans mes bras ma chérie, tu as tout compris!".

Le métro prend toute suite une autre dimension. Il y a toujours des pickpockets, il y a aussi des gens biens.