30 mars 2010

Eloge de la feignasse attitude

Suffisamment tôt ce matin, c'est à dire vers 3h15, dans un demi-sommeil palpable, j'ai eu cette délicate impression de m'apparenter à une enclume : tête lourde, respiration d'un bouledogue français (ceux qui en connaissent me comprendront), muscles noués et douloureux... Je n'ai pas mis beaucoup de temps à comprendre que le reste de ma nuit, ainsi que la journée qui suivrait allaient me sembler mornes et longs. J'étais (et je suis) comme Martine ci-dessus, malade... De cette crève qui me colle à chaque changement de saison, le temps de m'adapter probablement. A se demander si je n'ai pas le système immunitaire d'un enfant de 2 ans.

 Quoiqu'il en soit, et puisque ce n'est ni la première fois ni la dernière que cela arrive, j'ai, entre deux mouchoirs jonchant mon parquet, décidé de voir le positif dans cette parenthèse virale.

Déjà j'ai la chance aujourd'hui d'être freelance de ma personne. Aucune pression, ni de boss à prévenir si ce n'est moi, et sur ce point, je me trouve très compréhensive et humaine. En tant que DRH aussi.
Facile et un un brin léger dans la France qui se lève tôt me direz-vous, mais ce n'est pas toujours le cas. Car si ce système aujourd'hui est muy pratique (ma prochaine mission débute dans seulement 2 jours), imaginez les périodes où je me dois de rendre un article et interviewer des personnalités avec une voix de colvert et la tension d'un poulpe. Et inutile de me plaindre, pas de pige, pas de chocolat. Donc oui, je savoure.

Et je m'accorde une vraie pause de flemmarde qui se traduit par plusieurs symptômes.
Vu la pâleur de mon visage, et les valises étirées sous mes yeux, vestiges de cette longue nuit , je dis évidemment non au diktact de la mode (les mauvaises langues diront peut-être "ha bon, comme tous les jours non?). Alors aujourd'hui, c'est pyjama ou ce n'est pas! Ou au moins tout ce qui peut ne pas avoir de forme, être suffisamment chaud et ample, et doux. Je déclare que les sous-vêtements ne sont pas non plus de rigueur. Oui parce qu'en plus de faire preuve de flemme, je suis aussi une allumeuse.(avec une voix rocailleuse mais bon)

Autre symptome, je regresse totalement au niveau bouffe et j'y prends un malin plaisir. D'ailleurs aujourd'hui mon corps est un temple sacré que je ne souhaiterai brusquer pour rien au monde, donc le mot capiton n'appartient plus à mon vocabulaire. Alors je m'auto-prescris du coca à haute dose (j'ignore pourquoi mais en temps de faiblesse je crois en ses vertus fortifiantes), coquillettes nappées d'autant de fromage que je veux et douceurs.

Coupée volontairement de la réalité pour 24 ou 48 heures, j'en profite aussi pour délaisser l'abandon de la taxe carbone, ou les attentats en Russie au profit de vraies infos de magazines et de blogs reconnus : où en sont vraiment Brad et Angelina ? Ou Lindsay Lohan s'est elle vautrée dans son vomi cette semaine?
Et le tout sans culpabilité.
Idem avec ma télé ou mon ordi qui deviennent subitement mes meilleurs amis. Bon je n'irais pas jusqu'à regarder les téléfilms allemands d'M6, mais enfin je suis capable de m'enfiler des Gossip girls et des Grey's anatomy jusqu'à overdose. Quand je suis malade, j'ai 16 ans. C'est scientifique.

Enfin, et non des moindres, l'homme, qui ne m'en veut pas pour cette attitude de semi-légume est tout bonnement aux petits soins, et j'ai presque envie de l'appeler maman, au point que je me demande si je souhaite vraiment ne plus être une loque en apnée. (en même temps, le contraire serait un comble, vous connaissez les mecs quand ils sont malades, il y a une justice en ce bas monde !!)

Bon voilà, je pense que j'ai bien gaspillé ma journée,et bien écrit une tartine d'inutilités, mais voilà, j'oubliais le dernier symptôme, quand je suis malade, je m'ennuie et je dis ce qui me passe par là tête.

J'aurais peut-être dû vous prévenir.

25 mars 2010

Politiquement vautre

Est-ce moi ou bien est-ce que, en France, nous faisons face à une pathologie plus tenace que nos poignées d'amour ancrées disgracieusement en fin d'hiver? J'ai nommé le manque de recul. Ou de discernement au choix, un manque quoiqu'il en soit. Parce que je lis effarée depuis quelques jours l'ampleur que prend cette histoire de chronique à la Guillon face à Eric Besson, et que je me demande comme Cabrel en son temps si ce monde est sérieux...?

Piqûre de rappel : lundi matin le grand méchant Stéphane Guillon a croqué Eric Besson dans sa chronique matinale sur France Inter à l'aide de moult détails irritants (c'est Guillon), en prenant pour angle le service qu'il rendrait au FN avec sa politique d'immigration. Soit, c'est drôle, ou pas, selon les sensibilités (il en a fait des meilleures à mon humble avis). Mais devant tant de haine (ou d'humour noir) la "victime" est donc montée fissa au créneau défendre son honneur "bafoué", et s'est vu recevoir les excuses, et pourquoi pas une jolie corbeille de fruits pendant qu'on y est, du directeur de France Inter Jean-Luc Hees.
Hier on apprenait aussi que M. Besson provoquait en duel ce cher Guillon, haha, qui ferait moins le fier dans une joute en face à face hein?? Ambiance "Are you talking to me?" un peu.

Mais où sommes nous là?

Non parce que à chaque fois je me demande si on à pas mieux a faire que de perdre du temps avec ce genre de non-lieu. Evidemment Stéphane Guillon est allé trop loin. Evidemment il utilise des traits forcés, méchants pour sa chronique, et on peut les détester (Heu moi perso, j'aime bien quand il s'agit des autres, lâchement, mais faites moi une demi-critique et je fond en larmes), mais il s'agit d'un jeu de rôle. Ses chroniques sont étudiées pour provoquer des "Ohhh" d'indignations, des souffles coupés, des rires acides. Bref un sorte de catharsis ( l'instant "je connais un mot compliqué").
Qui peut croire à un dérapage, ou une opinion personnelle au premier degré déversée dans une sorte de vengeance?
La méchanceté, l'humour noir font son fonds de commerce. Guillon est acteur, il entre en scène, pose son sujet, le maltraite de sa verve, et repart bosser. Ce n'est ni gratuit, ni foncièrement méchant. C'est un rôle de composition, de l'humour et, attention, je pèse mes mots, de la liberté d'expression, qui me semblait être une chose acquise dans ce pays (j'ai grandi avec les Guignols...) j'ai dû me tromper. Et je soupçonne même qu'il est payé pour ça en fait.... et écouté aussi.


En revanche, qu'un politique, prêt à affronter diverses situations, à être jugé par un peuple et critiqué pour ses idées, ses réformes se débatte comme un lion face à une farce mise en scène, je trouve cela vraiment dommage, stérile voire effrayant....
Tout aussi inquiétant peut-être que d'enlever des tentures d'une artiste mettant en scène les mots Travailler, Plus, Gagner, Moins. Non décidément, plus ça s'approche de l'Elysée, moins on a le droit d'y toucher.

Et je lance seulement l'idée : et si la réponse à un chroniqueur qui fait son boulot était de seulement bien faire son boulot de politique?
Enfin je dis ça, je dis rien....

23 mars 2010

Terre en vue !

Sans vouloir faire preuve de parisianisme (non vraiment, je vis en ce moment à 400 km de là, alors...cheuteup), il se passe ce soir un événement qui me tient à cœur dans le 11ème arrondissement, et qui vaut le coup d'être tenté : un vernissage d'Anne-Lore Mesnage, grande photographe en devenir.
Ok, c'est une amie, mais je le pense, et surtout je ne suis pas payée pour le dire! C'est duty free et dument mérité.
Alors je sais,  Paris, 11ème, vernissage... J'ai tout bon dans l'annonce bobo qui sent le patchouli à plein nez, mais que nenni. Si vous avez la chance de vous déplacer, vous n'y trouverez pas une artiste portant des bracelets rococo clinquants et un pashmina en cashemire tout en claquant des bises à 20 cm de votre visage pour parler de son art (ma vision de l'artiste bobo est assez réductrice, je l'avoue), mais une réelle implication dans ses photos, un sujet traité avec une belle imagination : le soin que nous apportons à notre précieuse planète. Parce que Anne-Lore Mesnage n'aime pas que l'image. Elle aime les messages. Les sujets qui cognent et qui racontent. Un regard aiguisé, parfois drôle, souvent juste sur le foutu monde dans lequel nous vivons, dansons, travaillons.

Ainsi vous y trouverez aussi et surtout, Le monde de DD, comme développement durable, (le nom de sa nouvelle exposition, donc). L'histoire en images d'un homme, sorte de mime, évoluant dans un univers délicieusement naïf, qui réagit de façon très visuelle à des interrogations environnementales. Rien de lourd. Que du concret et du subjectif. Du vert. Du sens. Des mises en scène minimalistes soulignant pourtant des préoccupations mondiale. De l'anti Grenelle quoi.

Je n'aurai, pour ma part, malheureusement pas le plaisir de fouiner au vernissage. Peut-être y passerai-je dans le mois qui suit. Donc je stoppe là sans pouvoir en faire pour l'heure une critique plus personnelle. (Puis faites-vous une idée par vous même que diable!)..

Mais n'hésitez pas trop, prise de conscience et images font souvent très bon Mesnage.

PS : j'ai un master en chute
PS2 : pour anecdote, la photo ci-dessus a été prise le dernier jour du sommet de Copenhague et est intitulée "Sommet de Copenhague ?"... drôle non? ou triste en fait...
L'expo quant à elle s'ouvre le jour de la suppression de la taxe carbone....

Anne-Lore Mesnage "Le Monde de DD"
Vernissage mardi 23 mars 2010 à 18h
Exposition jusqu'au 13 avril 2010 du mardi au samedi. (14-19h)
Au 14,
14 avenue Taillandiers 75011 Paris (métro Ledru Rolin).

11 mars 2010

Baby come back

Une fois de plus, je ne suis pas assidue comme je le souhaiterais. Et je ne me lasse pas non plus de ce petit blog. Mais pour ma défense, j'ai comme qui dirait eu la joie de participer à un bouclage assez intense et, le soir venu, la tête vidée, j'avais bien plus envie de me vautrer devant "Plus belle la vie" ou les casseroles de la "Nouvelle Star" que de mettre à profit les quelques neurones épargnés, jalousement conservés dans un coin de ma caboche. Je sais, c'est moche. Mais la vie n'est pas faite que d'amour et d'écriture fraiche. Voilà.
La bonne nouvelle est que, du coup, j'ai un embouteillage de sujets qui tambourine là, juste derrière et que tout bientôt je pense revenir avec des gros mots, de l'amour, de la culture et peut etre même du sexe (houuuuuuu).
Vous êtes pas teasés là ?
 A plus.

04 mars 2010

Geek malgré nous

A l'heure ou l'iPad fait briller les prunelles de beaucoup de geeks, j'ai récemment reçu un coup de massue technologique en pleine lucarne. Un gros coup de vieux, 100 ans d'un coup, au moins. Je menais une existence paisaible, je n'étais pas prête à ça...
Tadam tadam... tadam tadam (jingle de "faites entrer l'accusé").

La chose s'est produite samedi dernier, alors que je dinais sympathiquement de pizzas avec un ami. Certes c'est sans aucun rapport, et vous vous en moquez certainement comme de votre premier "tricot de peau" (quelle horreur ce truc), mais deux infos ici ; déjà j'ai une vie sociale sortie de ce site (si!), j'ai aussi une adresse italienne incontournable sur Lyon pour ceux qui veulent.

Mais bon, je reviens à mon affaire.
C'est donc entre une gorgée de Campari et une bouchée de mozzarella fondue que la discussion s'est portée il me semble sur les jeux vidéo. Ceux que nous avons connus, que nous nous disputions entre frères et soeurs parfois cruellement durant notre jeunesse... (oui nous culminions à 28 et 33 ans, c'est dire, la sagesse nous guette). Quand je ne sais pourquoi, subitement, nous sont revenus à l'esprit les diverses vagues technologiques que nous avons TOUS (enfin les + de 25 ans) traversées. Et le constat se pose là.

Car si ma grand mère a probablement fait un salto avant de joie à l'arrivée de la machine à laver, moi si je devais compter toutes les révolutions technologiques, je ferais des pirouettes jusqu'à en vomir.

Voyez plutôt (et complétez-moi si besoin) : vinyls, cassettes audios, cds, minidisc, mp3, magnétophones, walkman (le gros baladeur d'1,5kg), discman, cassettes VHS, DVD, Blue ray, Tatoo, Tam-tam, Ola, téléphones à cadran (sur lequel il fallait pas se louper), téléphones sans fil, répondeurs séparés, intégrés, portables, à touches, tactiles, appareils photos argentiques, jetables, numériques, tubes cathodiques,  écrans plats, magntoscopes, discs durs, Amstrad, Atari, Nintendo, Sega, Game Boy (la première, la brique grise avec un écran vert!), Game gear, Hugo Délire, Minitel, Internet, forfait de 20 heures, forfaits illimités, sur ligne téléphonique (fallait choisir), par le cable, Ping-pong, Pacman,, Tétris, Mario, Sonic, Facebook, Twitter...

Et ce post sera très probablement bientôt désuet. Juste une petit liste sur un petit blog. Et surement les prémices d'une envolée encore plus impressionnante et rapides. N'empêche, si ça ne me fait pas sentir très jeune, ça me donne l'impression d'avoir participer au monde. D'avoir évolué moi aussi. Nostalgie....

PS : J'en profite ceci dit pour faire un sacré coming out, et tant pis si vous me voyez différemment après ceci, je me lance : je n'ai pas d'iPhone. Je n'ai même pas le projet d'en acheter un. Voilà. J'ai levé un sacré poids là...