20 novembre 2009

Amour, gloire et ... interview

Voilà. J'ai connu mon quart d'heure de gloire préconisé par monsieur Warhol.  Mon "feuillet" sonnerait plus juste. En tout cas, c'est fait,  mais d'une façon plutôt inattendue.

Pour une journaliste stylée, innovante, charismatique... (ne cherchez plus on parle de moi là... pffff) retrouver son nom en caractères gras en bas d'une page de magazine est bienvenu. Voire normal. Ce qui l'est moins en revanche, c'est de se retrouver toute entière (ce qui comprend le corps, la tête, ainsi qu'à mon bras, l'homme sans doute inconscient qui a accepté de partager ma vie) imprimée sur papier glacé. Là, aux yeux de tous.
Autant dire que depuis, je comprends mieux depuis le calvaire de Britney, et qu'il s'en est fallu de peu pour que l'homme de la situation me rattrape dans la salle de bain, la main sur la tondeuse, prête à un carnage capillaire. Soit.

Plus simplement l'idée d'une interview est venue d'une amie, Gaëlle, une belle Toulousaine chroniqueuse de son état. Oui, car quand on est journaliste, on a aussi toute une ribambelle d'amies trendies, journalistes elles aussi (par trendy, entendez incroyablement douées mais pas forcément encore reconnues... ce qui les rend encore plus "in" d'après moi) G. donc, a vu, figurez-vous, en moi et mon partenaire un sujet de rencontre amoureuse mixte digne d'un magazine (oui, je suis plus salade mixte que salade verte, moi, j'y reviendrai).
En fin de compte, me retrouver dans la peau de l'interviewée fut une expérience intéressante. Passées les surprises et les échanges amoureux langoureux lors du rendu de l'article ( Quoi??? Comment ça, tu dis que je m'énerve trop vite??!! ), j'ai découvert que parler de soi, et retrouver des propos nous correspondants ou du moins restant suffisamment proches de la réalité est une mission délicate. 
C'était déjà une donnée que je respectais du mieux possible. C'est devenu un credo.

(applause)

PS: Pour info, le résultat se trouve donc dans le Cosmopolitan du mois décembre 2009, en kiosque actuellement, p.102. Merci qui? merci Gaëlle!

08 novembre 2009

Recherche sweet home déspérement : Away We Go

Il y a des films qui éblouissent, érigés au rang de nos chef-d'œuvres personnels dès l'apparition du générique de fin. D'autres qui nous font regretter amèrement nos 10 euros (en)volés.
Et puis il y a des films comme "Away we go". Qui ne sentent pas les gros moyens, et qui racontent une histoire qui sonne bien. Une sorte de chanson folk à la guitare, de chocolat chaud un jour pluvieux... Bref, un film qui fait du bien par où ça passe. Sans pour autant en faire trop. Le charme, probablement.

Ici l'histoire est celle de Burt et Vérona, couple pétri d'amour mais joyeusement largué à la veille de la naissance de leur fille, et animé par le désir de trouver leur foyer. L'herbe, dit-on, est souvent plus verte ailleurs.

Présenté comme ça, on devine à 3 kilomètres le truc débordant de bons sentiments, l'histoire d'amour simplette qui s'étale. Erreur. Car le réalisateur est un spécialiste du couple passé à la moulinette, Sam Mendes.
Et si , dans "American beauty", l'institution du mariage était disséquée au sein de la jolie maison à barrière blanches, ici, elle est servie à table chez les autres. S'en suivent un défilé de pétages de plombs, d'apparences trompeuses, d'anecdotes délectables, soulignées par des dialogues qui font mouche.
Away we go est finalement un raod trip qui oscille entre douceur et touches acides, où tout est à la fois fou et très réel, une petite pépite de sur les relations humaines, loufoque comme il faut.
Je ne sais pas si d'un point de vue professionnel ce film est un grand film. En tout cas, mes 10 euros ne me manquent pas.